Un salarié absent plusieurs mois pour maladie revient souvent sans savoir s’il lui reste des congés. Pourtant, la loi lui en fait gagner pendant son arrêt.
Combien de jours peut-il réclamer, et jusqu’à quand ? Cet article répond à ces questions et montre comment s’y prendre concrètement.
Les congés payés continuent-ils de courir pendant un arrêt maladie ?
Oui, un arrêt pour maladie non professionnelle ouvre bien droit à des congés payés. Depuis le 24 avril 2024, la loi le compte comme du temps de travail pour calculer les congés.
Concrètement, chaque mois d’absence donne deux jours ouvrables de congé, c’est-à-dire des jours où l’entreprise travaille, en général du lundi au samedi. Un arrêt de quatre mois vous en donne donc 8.
Pour acquérir des congés, le temps de travail ne compte pas. Un salarié à temps partiel a les mêmes droits qu’un salarié à temps complet, et le type d’emploi ou le salaire ne change rien au calcul.
Pour un arrêt pour maladie ou accident non professionnel, le salarié gagne 2 jours ouvrables de congé par mois.
Ce gain s’arrête à 24 jours ouvrables par période de référence, c’est-à-dire la période sur laquelle on compte les congés. Au-delà, un arrêt plus long n’ajoute plus de jours.
Accident du travail ou maladie professionnelle
Pour un accident du travail ou une maladie professionnelle, chaque mois d’arrêt donne 2,5 jours ouvrables, à condition de prouver la cause de l’arrêt avec les pièces suivantes :
La décision de la caisse d’assurance maladie qui reconnaît l’accident ou la maladie comme professionnel.
Les arrêts de travail successifs, qui montrent la date de début et la durée de votre absence.
Réclamer ses congés : la démarche, étape par étape
Avant de chiffrer quoi que ce soit, reconstituez votre historique : périodes de référence, arrêts, congés acquis et congés déjà pris.
Demandez ensuite votre solde de congés par écrit. Il doit vous être communiqué dans le mois suivant votre reprise, avec les jours disponibles et la date limite pour les prendre. Sans ce chiffre, votre réclamation n’a pas de base.
La période, les jours acquis, les jours pris et le solde restant.
Les dates auxquelles vous voulez prendre vos congés.
Envoyez-la en recommandé avec avis de réception, ou remettez-la en mains propres contre décharge. En cas de refus, saisissez le conseil de prud’hommes (Cerfa n° 15586*09).
Jusqu’à quelle date peut-on remonter pour réclamer ?
Le salarié encore en poste en avril 2024
La voie spéciale de deux ans prévue pour réclamer des jours de congé à titre rétroactif est désormais fermée. Son échéance était le 23 avril 2026 à minuit. Elle couvrait les périodes d’arrêt courant du 1er décembre 2009 au 24 avril 2024.
Si votre demande est partie avant le 23 avril 2026 à minuit, elle reste valable. Sinon, vous devez passer par le délai général, que la partie suivante détaille.
Le salarié parti avant avril 2024
Parti avant le 24 avril 2024 ? C’est le délai général qui s’applique. Vous avez trois ans, à compter de la fin du contrat, pour réclamer l’indemnité de congés (article L. 3245-1 du Code du travail).
Par ailleurs, la jurisprudence fait peser sur l’employeur une obligation d’information sur vos droits à congé ; cette obligation est distincte du délai de prescription de trois ans prévu à l’article L. 3245-1 du Code du travail.
Si vous êtes agent public, voyez le guide conge pathologique fonction publique.
Combien valent ces jours non pris ?
Même en cas de licenciement pour faute lourde, les congés acquis et non pris sont payés à la fin du contrat.
Cette indemnité compensatrice de congés payés doit apparaître sur le solde de tout compte. Avant de signer, vérifiez qu’elle y figure : si elle est due et absente, contestez-le aussitôt.
Deux méthodes existent, et l’employeur retient la plus favorable au salarié. Pour vérifier vos jours travaillés, voyez nombre jours travailles 2024 calcul.
Critère
Salaire maintenu
Dixième de la rémunération
Base de calcul
Salaire qu’il aurait touché en congés
Un dixième de la rémunération brute
Exemple officiel
Non utilisé ici
8 mois travaillés donnent 20 jours. 4 mois d’arrêt non professionnel ajoutent 8 jours, mais le plafond de 24 jours limite le supplément à 4 jours.
Un congé non pris est-il forcément perdu ?
Non, un congé acquis mais non pris n’est pas perdu. Si la maladie a empêché de le prendre, il se reporte d’au moins 15 mois, et un accord collectif peut prévoir plus.
Ce délai ne démarre qu’à la réception d’une information de votre employeur. Après votre reprise, il doit vous indiquer dans le mois combien de jours vous restent et leur date limite de prise.
Il doit l’envoyer d’une façon qui prouve la date de réception, par exemple avec le bulletin de paie. Sans cette information, le délai ne court pas.
Si votre contrat est suspendu depuis au moins un an à la fin de la période de référence, le délai part de cette date-là. Il reste suspendu de votre reprise jusqu’à la réception de l’information.
Et si l’arrêt tombe pendant les vacances ?
Si vous tombez malade pendant vos vacances, les jours concernés ne sont pas perdus. La Cour de cassation l’a jugé le 10 septembre 2025 : un salarié malade pendant ses congés peut reporter les jours qui coïncident avec son arrêt, à condition que cet arrêt ait été notifié à l’employeur.
La condition tient en une chose : prévenir votre employeur. Il n’y a pas de délai précis pour le faire, alors faites-le dès que possible et transmettez-lui votre arrêt de travail.
Ces jours suivent les règles de report de 15 mois. Votre employeur doit donc vous indiquer le solde et la date limite pour les prendre.
Un arrêt pour maladie ouvre bien droit à des congés, et un congé non pris ne disparaît pas : il se reporte. Pour le réclamer, reconstituez d’abord votre historique, puis demandez votre solde par écrit.
Dès que vous avez ce solde en main, écrivez à votre employeur en recommandé avec avis de réception.
Foire aux questions
Comment modifier la période de référence des congés payés ?
Un accord d’entreprise ou d’établissement peut fixer une période différente. À défaut, c’est un accord de branche qui peut le faire. Sans accord, la période de référence commence le 1er juin. Pour savoir lequel s’applique, demandez-le à votre service RH.
L’employeur est-il obligé de payer les congés payés non pris ?
Oui, mais à la fin de votre contrat. L’employeur doit alors vous verser une indemnité compensatrice pour les congés acquis et non pris.
Pendant que vous êtes encore salarié, vous ne pouvez pas exiger ce paiement : vous pouvez seulement demander à prendre vos jours de congé.
Puis-je demander le paiement de mes congés payés pendant que je suis encore salarié ?
Non. Pendant que vous êtes salarié, vous ne pouvez pas exiger le paiement de vos congés : vous demandez à prendre les jours.
Le versement n’intervient qu’à la fin du contrat, sous forme d’indemnité. Dans votre lettre, demandez des dates de congé, pas une somme.
L’intégration ne se résume pas à la journée d’accueil. Elle dure des mois, entre démarches, formations et points avec le manager.
Le souci, c’est que personne ne voit d’un coup d’œil ce qui reste à faire. Un logiciel d’onboarding RH donne cette visibilité, à condition de choisir celui qui correspond à votre organisation.
Qu’est-ce que l’onboarding RH, au juste ?
L’onboarding RH est un parcours structuré. Il commence à la signature du contrat et se prolonge pendant les premiers mois de prise de poste, bien après la journée d’accueil.
Les RH préparent les formalités et les informations utiles. Le manager fixe les premières missions et organise des points réguliers. La recrue découvre les outils et pose ses questions.
Beaucoup d’entreprises soignent l’accueil. Pourtant, en 2026, 48 % des salariés interrogés disent avoir suivi un parcours d’intégration structuré.
65 % ont reçu au moins une action, comme une formation ou un document. Mais ces actions ne forment pas toujours un parcours dans le temps. Un logiciel montre ce qui manque : qui fait quoi, et quand.
Du préboarding aux 90 premiers jours
Avant l’arrivée, deux démarches ne peuvent pas attendre. La déclaration préalable à l’embauche (DPAE) se fait au plus tôt 8 jours avant l’embauche, et au plus tard avant la prise de poste effective du salarié.
Remettez aussi au salarié l’information sur la complémentaire santé de l’entreprise, puis vérifiez s’il peut demander une dispense d’adhésion.
Dans les 90 premiers jours, trois temps clés se succèdent :
L’employeur organise la visite d’information et de prévention dans les 3 mois suivant la prise de poste.
Le premier mois sert à découvrir l’entreprise et ses outils, puis à se former aux tâches.
Un point hebdomadaire avec le manager précède des entretiens à 30, 60 et 90 jours.
Ce qu’un logiciel d’onboarding sait vraiment faire
Le cœur d’un logiciel d’onboarding, c’est le parcours. Chaque tâche est attribuée à une personne : l’informatique prépare les accès, le manager présente les missions.
Le logiciel montre qui a fait quoi et ce qui reste ouvert, donc vous voyez ce qui bloque avant le premier jour. Des filtres par profil adaptent les étapes au poste ou au site.
Dans la pratique, trois fonctions font la différence :
Les documents, les signatures et les relances partent automatiquement, sans qu’un RH ait à les suivre un par un.
Les ressources d’accueil sont disponibles pour le nouvel arrivant dès ses premiers jours.
Le tableau de bord montre où en est chaque étape et ce que disent les nouveaux salariés.
Un outil à part ou un module du SIRH ?
L’onboarding peut être un module du SIRH ou un outil séparé. Ce qui compte, c’est que l’information circule. Une connexion entre l’ATS, qui suit les candidatures, et le SIRH évite de ressaisir les données du salarié.
Avant de signer, vérifiez deux points dans le SIRH en place. Quelles données entrent dans l’outil, et lesquelles en sortent ? Les étapes d’intégration y sont-elles déjà couvertes ?
Si le SIRH couvre déjà ces étapes, un module suffit souvent. Sinon, un outil comme HeyTeam peut se connecter au SIRH et lancer le parcours depuis les données existantes.
Quel outil selon la taille de l’entreprise
TPE et PME : l’intégration déjà dans le SIRH
Dans une TPE ou une PME, la première question n’est pas de choisir un logiciel. Vérifiez d’abord si votre SIRH (système d’information RH) couvre déjà l’intégration et les documents d’arrivée.
Chez Factorial, l’onboarding et l’offboarding font partie des fonctions RH de base, pour un tarif affiché qui commence à 6,9 € par utilisateur et par mois. Si votre SIRH le fait déjà, vous pouvez y rester.
PME et ETI : des parcours à personnaliser
Pour une PME ou une ETI, trois points comptent : parcours, signatures et relances.
Critère
Workelo
Autre solution
Parcours
Documents, signatures et relances dans un même parcours
Vérifiez qu’on règle un parcours par profil
Signatures
Signature en ligne prévue dans le parcours
Vérifiez si elle est intégrée ou passe par un tiers
Relances
Relances automatisées
Demandez qui relance, et quand
Tarif
Adapté au nombre annuel d’intégrations
Ramenez le devis au nombre d’arrivées
Grandes entreprises : plusieurs sites et plusieurs entités
Avec plusieurs sites et plusieurs entités, un parcours unique ne suffit plus. HeyTeam permet de créer des parcours par rôle, site, filiale et langue. Une même plateforme peut gérer plusieurs entités et programmes différents.
Pour départager les outils, regardez deux points. D’abord le nombre d’arrivées à gérer et la façon dont les parcours tiennent à cette échelle. Ensuite le coût, ramené au nombre d’arrivées et mise en place comprise. Là, le classement peut changer.
Combien coûte un logiciel d’onboarding en France ?
Le prix affiché n’est souvent qu’un point de départ. Chez Factorial, on lit 6,9 € par utilisateur et par mois, mais le titre affiche 6,5 €.
Workelo adapte son prix au volume d’intégrations de l’année et passe par un devis. Avant de comparer, demandez ce devis : c’est lui qui donne le vrai coût.
Le repère est de 5 à 15 € par collaborateur et par mois, un ordre de grandeur qui ne vaut pas pour tous les éditeurs. Pour le ramener à vos arrivées, divisez le coût annuel par leur nombre.
Demandez si le devis couvre les connexions, la formation et l’accompagnement au démarrage. Sans ces postes, le montant de base ne dit pas ce que vous paierez vraiment.
Comment trancher sans se tromper
Ne vous fiez pas seulement à la démonstration commerciale. Demandez à voir un parcours réel : création des étapes, attribution des tâches, envoi des documents, relances et suivi de l’avancement.
Puis testez deux arrivées très différentes, par exemple un agent d’accueil sur un site et un technicien sur un autre. Le parcours doit changer pour chacun.
Avant de signer, vérifiez ces quatre points dans le contrat et les conditions de réversibilité de l’éditeur :
La durée d’engagement, et si le contrat se renouvelle seul.
Les règles de résiliation, avec la date limite pour arrêter.
Les frais de mise en place, en plus de l’abonnement.
Les formats d’export, pour récupérer vos données si vous partez.
Un logiciel d’onboarding RH suit le parcours de chaque arrivant, tâche par tâche, du contrat signé jusqu’aux premiers mois. Avant de choisir, regardez votre SIRH, puis comparez les devis au nombre d’arrivées par an.
Le prochain pas : demandez une démonstration sur un parcours réel, avec deux profils très différents.
Foire aux questions
Quelle différence entre onboarding RH et onboarding client ?
La différence tient à la personne accueillie. L’onboarding RH accompagne un nouveau salarié dans sa prise de poste. L’onboarding client accompagne un client dans la découverte d’un produit ou d’un service.
Quelle est la différence entre onboarding et offboarding ?
L’onboarding, c’est tout ce qui accompagne l’arrivée d’un salarié jusqu’à sa prise de poste. L’offboarding, c’est l’inverse : il organise son départ et toutes les étapes qui suivent, comme la restitution du matériel ou la fin des accès.
Un logiciel d’onboarding peut-il se connecter à un ATS ?
Oui, un logiciel d’onboarding peut se connecter à un ATS, le logiciel qui suit les candidatures.
HeyTeam indique pouvoir s’y relier, comme à un SIRH, pour lancer le parcours d’intégration à partir du recrutement. Concrètement, les informations du candidat retenu passent sans être ressaisies.
Peut-on tester un logiciel d’onboarding avant de s’engager ?
Oui, au moins sous forme de démonstration : Factorial en propose une. Un essai gratuit est possible, mais ses conditions se vérifient dans l’offre en vigueur, au moment de demander.
Le contrat pour étudiant arrive souvent au dernier moment. Or l’âge du jeune, son statut et sa nationalité changent tout. Voici les contrats possibles et les vérifications à effectuer avant de signer.
Contrat pour étudiant : quel choix, et quelles règles respecter ?
Un jour, un manager vous demande de trouver « quelqu’un pour quelques heures par semaine ». Un remplacement, une mission ponctuelle, un coup de main pendant les vacances. Dans ces situations, la question du contrat arrive souvent après coup. Pourtant, elle conditionne tout le reste. Le bon choix dépend d’abord du besoin, puis du statut de l’étudiant, de son âge et de sa nationalité.
Quel contrat retenir pour embaucher un étudiant ?
Les contrats de droit commun
Un étudiant peut être embauché en CDI, en CDD ou en contrat de mission temporaire. Le CDI s’impose lorsque le besoin est durable, même si le salarié ne travaille qu’à temps partiel.
Le CDD répond à un besoin temporaire que la loi énumère : remplacement, accroissement temporaire d’activité ou emploi saisonnier. C’est l’article L.1242-2 du Code du travail qui pose cette liste.
Encore faut-il le rédiger correctement. Le CDD doit être écrit, signé et remis au salarié dans les deux jours ouvrables suivant l’embauche. Il précise le motif, le poste, la rémunération et la durée du travail. Sans terme précis, il doit au moins indiquer une durée minimale ou une date de fin.
Les contrats en alternance
Le contrat d’apprentissage associe un emploi en entreprise et une formation en centre de formation d’apprentis. Il concerne en principe les 16 à 29 ans révolus. Des exceptions existent, notamment pour les personnes reconnues handicapées, les sportifs de haut niveau ou les créateurs d’entreprise.
Le contrat de professionnalisation s’adresse aux 16 à 25 ans révolus qui veulent compléter leur formation initiale. Il reste ouvert à certains demandeurs d’emploi de 26 ans et plus, ainsi qu’aux bénéficiaires de minima sociaux ou de contrats aidés. Il peut être conclu en CDD, en principe pour 6 à 12 mois, ou en CDI.
La différence avec un emploi étudiant ordinaire tient à une chose : l’alternance impose une formation qualifiante et un calendrier partagé entre l’entreprise et l’organisme de formation.
Quelles règles de rémunération appliquer ?
Emploi ordinaire
Depuis le 1er juin 2026, le Smic horaire brut s’élève à 12,31 euros. Pour 35 heures par semaine, cela fait 1 867,02 euros bruts par mois. Un étudiant majeur touche au minimum ce montant, sauf si le salaire minimum conventionnel de l’emploi est plus favorable.
En principe, un CDD ouvre droit à une indemnité de fin de contrat égale à 10 % de la rémunération brute totale. Elle n’est pas due si le CDD est conclu avec un jeune pour une période comprise dans ses vacances scolaires ou universitaires.
Alternance
Le salaire minimum d’un apprenti dépend de son âge et de l’année du contrat. Pour 2026, le tableau ci-dessous donne les montants.
Année du contrat
Moins de 18 ans
18 à 20 ans
21 à 25 ans
26 ans et plus
Première année
27 % du Smic
43 % du Smic
53 % du Smic ou du minimum conventionnel
100 % du Smic ou du minimum conventionnel
Deuxième année
39 % du Smic
51 % du Smic
61 % du Smic ou du minimum conventionnel
100 % du Smic ou du minimum conventionnel
Troisième année
55 % du Smic
67 % du Smic
78 % du Smic ou du minimum conventionnel
100 % du Smic ou du minimum conventionnel
En contrat de professionnalisation, le salaire varie selon l’âge et le niveau de qualification déjà obtenu :
Avant 21 ans : 55 % du Smic si le diplôme est inférieur au baccalauréat, 65 % s’il lui est égal ou supérieur.
De 21 à 25 ans : 70 % du Smic si le diplôme est inférieur au baccalauréat, 80 % s’il lui est égal ou supérieur.
À partir de 26 ans : le Smic, ou 85 % du salaire minimum conventionnel si cette valeur est plus favorable.
Fiscalité des revenus étudiants
Un étudiant âgé de 25 ans au plus au 1er janvier de l’année d’imposition peut être exonéré de ses salaires, dans la limite de trois fois le Smic mensuel. Pour les revenus perçus en 2025, ce plafond est de 5 405 euros. Seule la part au-delà est imposable.
Quelle durée de travail prévoir ?
Pour un salarié à temps plein, la durée légale du travail reste fixée à 35 heures par semaine. Elle sert de repère pour calculer les heures supplémentaires. Elle n’empêche pas un étudiant de travailler 35 heures, notamment pendant les vacances.
Durée maximale : 10 heures par jour et 48 heures sur une même semaine, avec une moyenne de 44 heures sur douze semaines consécutives, sauf dérogations encadrées.
Temps partiel : à défaut de règle conventionnelle différente, la durée minimale est de 24 heures par semaine. Un étudiant de moins de 26 ans qui poursuit ses études peut toutefois demander par écrit une durée inférieure, compatible avec son emploi du temps. Cette demande doit venir du salarié.
Heures complémentaires : celles effectuées au-delà de la durée prévue au contrat à temps partiel, majorées dès la première heure selon le Code du travail ou la convention collective.
Les apprentis et les salariés en contrat de professionnalisation suivent les mêmes règles de durée que les autres salariés. Les heures passées au CFA ou en formation théorique comptent dans l’horaire de travail. Elles sont rémunérées.
Un étudiant étranger titulaire d’un visa long séjour valant titre de séjour, ou d’une carte de séjour étudiant, peut travailler jusqu’à 964 heures par an, soit 60 % de la durée annuelle légale. Aucune autorisation de travail supplémentaire n’est nécessaire. Le plafond se calcule sur la période de validité du titre, pas forcément sur l’année civile.
Quelles formalités accomplir à l’embauche ?
Embauche ordinaire
Trois formalités se succèdent pour un étudiant embauché en emploi ordinaire :
Déclaration préalable à l’embauche (DPAE) auprès de l’Urssaf : elle peut être transmise au plus tôt huit jours avant l’embauche et doit parvenir avant la prise de poste ou le début de la période d’essai.
Registre unique du personnel : l’étudiant y figure dès son arrivée.
Visite d’information et de prévention : elle a généralement lieu dans les trois mois suivant la prise de poste, sauf situation nécessitant un examen préalable.
Contrats en alternance
Le contrat d’apprentissage se rédige sur le formulaire Cerfa prévu à cet effet. L’employeur et l’apprenti le signent. Si l’apprenti est mineur, son représentant légal le signe aussi. L’employeur désigne enfin un maître d’apprentissage, qui suit la formation en entreprise.
Le contrat, la convention de formation et, si nécessaire, la convention tripartite partent vers l’OPCO, l’opérateur de compétences. Il faut les envoyer au plus tard cinq jours ouvrables après le début d’exécution du contrat. L’OPCO dispose ensuite de 20 jours pour décider de la prise en charge.
Vous n’avez rien à demander si votre étudiant vient de l’Union européenne, de l’Espace économique européen ou de Suisse. Il peut travailler sans titre de séjour ni autorisation. Son activité doit toutefois rester accessoire par rapport à ses études.
Les étudiants algériens relèvent d’un régime à part, fixé par l’accord franco-algérien. Ils doivent obtenir une autorisation provisoire de travail. Ils peuvent travailler dans la limite de 50 % de la durée annuelle pratiquée dans leur branche ou leur profession.
Avant l’embauche, demandez à la préfecture compétente de vérifier l’authenticité du titre. Faites-le au moins deux jours ouvrables avant la date prévue. Gardez la réponse. Puis vérifiez que le titre, la durée du contrat et le volume d’heures prévu sont cohérents entre eux.
Contrat de travail ou stage : comment faire la différence ?
Un stage doit s’inscrire dans un cursus pédagogique. Il fait l’objet d’une convention signée par l’étudiant, son établissement et l’organisme d’accueil. Vous y découvrez un métier. Mais le stagiaire ne remplace pas un salarié. Il n’occupe pas un poste permanent et ne comble pas un surcroît d’activité.
Quand les missions, les horaires et le lien de subordination ressemblent à ceux d’un salarié, le risque de requalification grimpe. Le juge peut alors transformer la convention en contrat de travail. Il peut aussi réclamer les salaires, les congés et les cotisations correspondants.
Au-delà de deux mois de présence effective, soit plus de 308 heures dans la même année scolaire ou universitaire, la gratification devient obligatoire. En 2026, elle s’élève à 4,50 euros au minimum par heure de présence effective. Elle se verse chaque mois.
Quels coûts et avantages pour l’employeur ?
Coût d’un emploi salarié
Le coût d’un étudiant salarié réunit le salaire brut, les cotisations patronales, les congés payés, la complémentaire santé et, selon le contrat, l’indemnité de fin de CDD. La réduction générale dégressive unique, la RGDU depuis 2026, allège les cotisations patronales jusqu’à trois Smic. Elle est maximale au Smic et nulle à trois Smic.
Aides à l’alternance
Pour les contrats d’apprentissage conclus à partir du 8 mars 2026 et débutant avant le 1er janvier 2027, le montant de l’aide dépend de la taille de l’entreprise et du niveau du diplôme :
Moins de 250 salariés : 5 000 euros pour les niveaux 3 et 4, 4 500 euros pour le niveau 5, 2 000 euros pour les niveaux 6 et 7.
250 salariés et plus : 2 000 euros pour les niveaux 3 et 4, 1 500 euros pour le niveau 5, 750 euros pour les niveaux 6 et 7. L’aide est versée au titre de la première année d’exécution du contrat.
Pour un apprenti en situation de handicap, l’aide peut atteindre 6 000 euros au maximum, quelle que soit la taille de l’entreprise ou le niveau du diplôme. Elle peut se cumuler avec certaines aides liées au handicap.
Reste à chiffrer le coût réel. Il dépend de l’âge, du nombre d’heures, de la convention collective, du niveau de formation, de la durée du contrat et de l’aide applicable. C’est en croisant ces paramètres, pas en regardant le seul salaire affiché, qu’on mesure ce que coûte vraiment un étudiant.
Avant de signer, vérifiez le motif exact du recours et, pour un étudiant étranger, la validité de son titre de séjour. Une erreur sur l’un ou l’autre peut transformer un simple coup de main en litige.
Foire aux questions
Quel est le salaire d’un contrat étudiant de 20 heures par semaine ?
Pour un étudiant majeur payé au Smic, 20 heures par semaine représentent environ 1 067 euros bruts par mois.
Le calcul : 20 heures × 52 semaines, divisées par 12 mois, puis multipliées par le Smic horaire de 12,31 euros. Une convention collective peut prévoir un montant plus élevé.
Quel contrat pour 15h par semaine ?
Oui, si l’étudiant a moins de 26 ans et poursuit ses études, un contrat de 15 heures est possible.
En principe, le temps partiel démarre à 24 heures par semaine. Le salarié doit en faire la demande écrite, en précisant une durée compatible avec ses cours.
Quel salaire net pour 15 heures par semaine ?
Le net dépend des cotisations, de la mutuelle, de la convention collective et de la situation fiscale du jeune.
Au Smic horaire de 12,31 euros, 15 heures par semaine donnent environ 800 euros bruts par mois, avant prélèvements.
En 2022, trois avenants successifs ont modifié les minima conventionnels de la branche propreté. Un bulletin de paie de mars ne se vérifie pas avec les taux d’août. Chaque période exige sa propre grille de référence.
Grille salaire nettoyage 2022 : les minima qui comptent depuis le 1er août
Le 1er août, le repère à garder en tête
Dans un service paie, la question revient souvent : quelle grille salaire nettoyage 2022 appliquer ? Pour la branche de la propreté, la réponse tient en une date. L’avenant n° 23 revalorise les minima conventionnels de 2,9 % à compter du 1er août.
Les montants sont exprimés en brut. Pour un temps complet, le minimum mensuel se calcule sur 151,67 heures, soit 35 heures par semaine.
Classification
Taux horaire A
Taux horaire B
Minimum mensuel A
AS1
11,15 €
11,34 €
environ 1 691 €
AS2
11,19 €
11,37 €
environ 1 697 €
AS3
11,25 €
11,44 €
environ 1 706 €
AQS1
11,31 €
11,50 €
environ 1 715 €
AQS2
11,41 €
11,62 €
environ 1 731 €
AQS3
11,51 €
11,72 €
environ 1 746 €
ATQS1
11,73 €
11,93 €
environ 1 779 €
ATQS2
12,39 €
12,61 €
environ 1 879 €
ATQS3
13,32 €
13,60 €
environ 2 020 €
Les niveaux AS, AQS et ATQS désignent les agents de service, les agents qualifiés de service et les agents très qualifiés de service. La colonne A s’applique à une activité de propreté ou de prestations associées.
La colonne B vise les salariés. Ils exercent une activité de propreté et une activité de prestations associées. Cela doit durer au moins trois mois, de façon continue. Le remplacement ne compte pas.
Les chefs d’équipe (CE) et les agents de maîtrise (MP) échappent à cette distinction. Ils disposent d’un taux horaire brut unique.
Classification
Taux horaire brut
Minimum mensuel brut
CE1
12,86 €
environ 1 950 €
CE2
13,60 €
environ 2 063 €
CE3
13,76 €
environ 2 087 €
MP1
13,81 €
environ 2 095 €
MP2
14,60 €
environ 2 214 €
MP3
16,19 €
environ 2 456 €
MP4
18,04 €
environ 2 736 €
MP5
19,50 €
environ 2 958 €
Entrée en vigueur et champ d’application
L’avenant n° 23 a suivi un calendrier précis. Il a été signé le 31 mai 2022. L’arrêté d’extension est paru au Journal officiel le 22 juillet 2022. Il est entré en vigueur le 1er août 2022.
Il concerne les entreprises et les salariés relevant de la convention collective nationale des entreprises de propreté et services associés, identifiée par l’IDCC 3043. Grâce à l’extension, ces minima s’imposent à tous les employeurs du champ. Cela vaut aussi pour ceux qui n’ont pas signé l’accord.
Au 1er août, le SMIC horaire brut atteint 11,07 €. Le minimum conventionnel AS1A s’établit à 11,15 €. La grille de branche offre donc 8 centimes de plus par heure.
Les revalorisations de 2022 se sont succédé sans attendre la fin de l’année
Trois grilles, trois dates d’application
Trois avenants ont été publiés en 2022. Chacun fixe des taux distincts pour une période précise. Le tableau ci-dessous récapitule les dates et les montants du niveau AS1A, qui sert de référence pour l’ensemble de la grille.
Période d’application
Grille à retenir
Évolution du niveau AS1A
1er janvier au 31 mars 2022
Avenant n° 21
10,73 €
1er avril au 31 juillet 2022
Avenant n° 22
10,84 €
1er août 2022 au 31 janvier 2023
Avenant n° 23
11,15 €
L’avenant n° 22 a été signé le 18 novembre 2021. Son arrêté d’extension, publié le 10 mars 2022, l’a rendu applicable dès le 1er avril, premier jour du mois suivant cette publication.
Une hausse anticipée au 1er janvier
La branche avait déjà prévu une progression d’environ 1,6 % au 1er janvier 2022, qui fait passer le niveau AS1A de 10,56 € à 10,73 €.
Le calendrier de paie doit donc distinguer trois dates. La première est celle du travail effectué. La deuxième est celle de la période de paie. La troisième est celle d’application de l’avenant. Un bulletin de mars ne se traite pas avec la grille qui devient obligatoire en avril.
La grille de l’avenant n° 22, applicable du 1er avril au 31 juillet 2022, reste un repère distinct de celle d’août
La filière exploitation
La grille issue de l’avenant n° 22 fixait les taux suivants au 1er avril 2022. Elle sert de référence pour contrôler un bulletin de début d’année, mais elle ne remplace en rien la grille d’août.
Niveau
Échelon
Colonne A
Colonne B
AS
1
10,84 €
11,00 €
AS
2
10,87 €
11,06 €
AS
3
10,93 €
11,12 €
AQS
1
10,99 €
11,17 €
AQS
2
11,08 €
11,29 €
AQS
3
11,18 €
11,39 €
ATQS
1
11,40 €
11,58 €
ATQS
2
12,03 €
12,24 €
ATQS
3
12,94 €
13,21 €
Pour les chefs d’équipe, le barème est unique : CE1 à 12,50 €, CE2 à 13,21 € et CE3 à 13,36 € de l’heure. Les agents de maîtrise MP1 à MP5 vont de 13,41 € à 18,94 €.
La filière administrative et les cadres
Niveau administratif
Taux horaire brut
EA1
10,92 €
EA2
11,71 €
EA3
12,89 €
EA4
14,10 €
MA1
15,68 €
MA2
17,79 €
MA3
18,77 €
Les cadres ne sont pas rémunérés à l’heure dans cette grille : leur minimum est exprimé en montant mensuel brut.
CA1 : 2 838,73 € brut par mois
CA2 : 3 348,69 € brut par mois
CA3 : 3 742,33 € brut par mois
CA4 : 4 326,06 € brut par mois
CA5 : 4 591,28 € brut par mois
CA6 : 5 016,42 € brut par mois
Ce que la grille ne dit pas
Un intitulé comme « agent de nettoyage » ne suffit pas à choisir le bon taux. Ce sont les tâches confiées, leur durée et leur continuité qui comptent. La grille de mars s’applique aux périodes prévues par le calendrier. Celle d’août vaut à compter du 1er août.
Le minimum dépend de la filière et du classement, pas de l’intitulé du poste
La première vérification se fait sur le bulletin de paie. Il indique la filière, le niveau et l’échelon, par exemple AS1, AQS2, CE1, EA3 ou CA2. Le contrat de travail peut aussi les mentionner.
Une fois la classification connue, comparez le taux horaire brut du bulletin avec le taux conventionnel de la période. Le salaire doit respecter ce minimum. Il doit l’être dès lors qu’il est plus favorable que le SMIC.
Pour obtenir un minimum mensuel à temps complet, la formule reste simple :
La comparaison porte sur le salaire de base. Elle ne porte pas sur l’addition de primes ou d’indemnités, qui répondent à un autre objet. Une indemnité de transport ne sert pas à combler l’écart avec le minimum conventionnel.
La prime d’expérience progresse avec les années passées dans la branche
La convention prévoit une prime d’expérience. Elle a remplacé l’ancienne prime d’ancienneté. Elle tient compte de l’expérience acquise dans la branche de la propreté. Elle ne retient pas seulement la durée chez l’employeur actuel.
Expérience professionnelle
Taux de prime
Après 4 ans
2 %
Après 6 ans
3 %
Après 8 ans
4 %
Après 10 ans
5 %
Après 15 ans
5,5 %
Après 20 ans
6 %
Une entreprise verse parfois déjà une prime plus favorable, qui a le même objet. Dans ce cas, la prime conventionnelle ne s’y ajoute pas automatiquement. Comparez les montants et retenez le dispositif le plus avantageux. Évitez ainsi de payer deux fois la même expérience.
L’indemnité de transport passe à sept minimums garantis au 1er août
La hausse à six minimums garantis avait déjà été prévue au début de l’année 2022. À partir du 1er août, l’indemnité passe à sept minimums garantis. Cette règle vaut pour les salariés travaillant plus de 104 heures par mois.
Au-delà de 104 heures mensuelles, l’indemnité est versée en totalité, soit 7 × 3,76 €. En deçà de 104 heures, elle est proratisée selon le temps de travail.
Montant = 26,32 € × nombre d’heures mensuelles ÷ 151,67
Un salarié qui effectue 104 heures par mois perçoit ainsi environ 18,05 €. Cette somme reste distincte du salaire de base et ne remplace pas la prise en charge obligatoire des frais de transport, qui relève d’un autre dispositif.
Avant de valider vos bulletins, vérifiez la filière, le niveau et la période de chaque salarié, puis comparez son taux horaire brut au minimum conventionnel. Reste à caler vos paramétrages sur le 1er août, date d’effet de l’avenant n° 23.
Foire aux questions
Quel est le salaire net d’un agent de nettoyage ?
Pour un agent de service payé au minimum conventionnel à temps complet, le salaire net est d’environ 1 500 € en 2026, avant prélèvement à la source. Ce montant dépend du taux brut, du nombre d’heures travaillées, des cotisations et des primes éventuelles. Pour le calculer précisément sur un bulletin, partez du brut et déduisez les cotisations salariales.
Quelle est la grille de salaire pour les employés de la FEP en 2026 ?
En 2026, l’agent de service professionnel est placé à 12,52 € brut de l’heure, soit environ 1 899 € brut par mois sur la base de 151,67 heures. Au-delà de ce premier niveau, les montants varient selon l’échelon, la filière et la colonne A ou B. Vérifiez donc ces trois éléments sur chaque bulletin avant de comparer le salaire au minimum.
Quel est le salaire d’un chef de site de nettoyage ?
Un chef de site touche le plus souvent entre 1 800 € et 2 600 € brut par mois. Le montant dépend de la taille du site, du nombre de personnes encadrées, des horaires et du niveau de responsabilité. L’expérience et le secteur d’activité font aussi varier la rémunération à l’intérieur de cette fourchette.
Quelle est la convention collective du nettoyage pour 2026 ?
La plupart des entreprises de nettoyage de locaux relèvent de la convention collective nationale des entreprises de propreté et services associés, brochure 3173, IDCC 3043. La grille applicable en 2026 doit être vérifiée directement auprès du texte officiel de l’avenant correspondant.
Quel est le montant de la prime d’ancienneté pour les professionnels de nettoyage ?
Dans cette branche, cette prime s’appelle désormais prime d’expérience. En 2026, elle va de 2 % après quatre ans d’expérience à 6 % après vingt ans. Elle se calcule sur la rémunération minimale hiérarchique correspondant à la classification du salarié, et non sur son salaire réel.
L’essentiel à retenir : la maîtrise du temps de travail en 2026 repose sur la distinction stricte entre travail effectif et repos, ainsi que sur la conversion décimale précise des minutes. Pour garantir la conformité et la justesse de la paie, vous devez appliquer le lissage mensuel de 151,67 heures et respecter le repos quotidien de 11 heures consécutives.
La durée légale du travail en France est fixée à 35 heures hebdomadaires, ce qui correspond précisément à une base mensuelle lissée de 151,67 heures sur votre bulletin de paie. Ce cadre réglementaire impose une rigueur méthodologique stricte pour garantir la conformité de vos déclarations sociales et la justesse de la rémunération versée.
Pourtant, une confusion entre le format sexagésimal et les centièmes d’heure peut fausser vos calculs et générer des écarts de salaire préjudiciables. Nous allons vous aider à maîtriser les mécanismes de conversion et les règles de majoration pour fiabiliser le suivi de votre temps de travail effectif.
Infographie — calculer heure de travail
Calculer les heures de travail : fondamentaux et cadre légal en 2026
La durée légale reste fixée à 35 heures hebdomadaires, soit 151,67 heures mensuelles lissées. Le repos quotidien minimal de 11 heures consécutives encadre strictement l’amplitude de service, distinguant ainsi le temps de travail effectif des trajets.
Cette distinction entre le temps réellement productif et les déplacements est la condition préalable pour fiabiliser vos décomptes.
Distinction entre temps de travail effectif et temps de trajet
Le temps de travail effectif correspond à la période où le salarié reste à votre disposition. Il doit impérativement se conformer à vos directives sans vaquer à ses occupations personnelles.
En principe, le trajet domicile-travail ne constitue pas du travail effectif.
Pourtant, des exceptions conventionnelles existent. Certaines entreprises rémunèrent les temps de pause ou prévoient des contreparties pour les déplacements longs. Consultez votre convention pour fiabiliser votre calcul du temps de travail.
Comprendre la base des 151,67 heures mensuelles
Le calcul repose sur une formule mathématique simple : 35 heures multipliées par 52 semaines, divisées par 12 mois. Ce résultat donne précisément 151,67 heures. C’est la référence inscrite sur votre bulletin de paie.
On retrouve également la référence annuelle de 1607 heures. Ce volume global intègre la journée de solidarité obligatoire. Il constitue le socle indispensable pour tout contrat à temps plein.
En fait, ce lissage mensuel garantit une stabilité de rémunération. Peu importe les variations du nombre de jours travaillés chaque mois. C’est une sécurité financière majeure pour l’ensemble des salariés français.
Obligations relatives au temps de repos minimal quotidien
La loi impose un repos obligatoire de 11 heures consécutives entre deux services. Cette mesure protège directement la santé des employés. Elle limite mécaniquement l’amplitude maximale de chaque journée.
Les limites maximales de principe sont de 10 heures par jour et 48 heures par semaine, mais le Code du travail prévoit des dérogations et des aménagements qui peuvent modifier ces plafonds dans certaines situations. Le suivi rigoureux de ces plafonds constitue une obligation patronale stricte. Tout dépassement expose à des risques juridiques.
L’employeur doit garantir personnellement le respect de ces seuils de sécurité. L’utilisation d’un solution logicielle de gestion RHfacilite grandement ce contrôle en temps réel. C’est un outil précieux pour prévenir les dérives organisationnelles.
Conversion sexagésimale : maîtriser le passage aux centièmes d’heure
Après avoir posé le cadre légal, il est nécessaire de traduire ces heures en données exploitables par les logiciels de paie grâce à la conversion décimale.
Méthode pour transformer les minutes en format décimal
La règle mathématique consiste à diviser vos minutes par 60. Par exemple, 15 minutes deviennent 0,25 heure. C’est une opération simple mais pourtant indispensable pour calculer heure de travail avec précision.
On peut s’appuyer sur des équivalences rapides pour gagner du temps. 30 minutes égalent 0,50. 45 minutes correspondent à 0,75. Apprenez ces repères pour fluidifier vos saisies quotidiennes.
Le format décimal constitue le standard absolu en paie. Certains logiciels n’acceptent pas le format sexagésimal traditionnel, mais d’autres peuvent le traiter selon leur paramétrage : la conversion en décimal est nécessaire uniquement lorsque le logiciel ou le dispositif de calcul utilisé l’exige. Cette conversion systématique écarte tout risque d’erreur lors du calcul automatique des salaires.
15 min = 0,25
30 min = 0,50
45 min = 0,75
60 min = 1,00
Éviter l’erreur classique entre 7h30 et 7,30h
La confusion entre ces deux écritures engendre un écart de rémunération immédiat. 7h30 correspond exactement à 7,5 heures payées. Si vous saisissez par mégarde 7,30, vous privez le collaborateur de 12 minutes de salaire. Ce piège reste le premier facteur d’anomalies en gestion RH.
Cette méprise provient souvent d’un réflexe cognitif naturel. Le cerveau humain privilégie instinctivement le format horloge familier. Pourtant, la fiabilité comptable exige une rigueur mathématique froide et une transcription décimale stricte.
Nous recommandons une vérification visuelle systématique des relevés. Si un chiffre après la virgule dépasse 60, l’erreur est confirmée. Restez particulièrement vigilant lors du contrôle final.
Conseils pour l’arrondi des temps à la minute ou au quart d’heure
Comparer l’arrondi réel et l’arrondi au quart d’heure révèle des stratégies différentes. Le premier garantit une précision totale. Le second simplifie la lecture des plannings complexes au sein des organisations.
Les limites légales des arrondis imposent une neutralité absolue. Ils ne doivent jamais léser systématiquement le salarié sur sa rémunération. C’est la condition sine qua non pour assurer la conformité sociale.
On privilégiera une politique de saisie homogène pour l’ensemble des services. Appliquez la même règle à tous les collaborateurs sans exception. Cela évite tout sentiment d’injustice ou de traitement différencié.
Durée en minutes
Valeur sexagésimale
Valeur décimale (centièmes)
10 min
0h10
0,17
15 min
0h15
0,25
20 min
0h20
0,33
30 min
0h30
0,50
45 min
0h45
0,75
50 min
0h50
0,83
Horaires atypiques : gestion des services de nuit et des pauses
Les équipes travaillant de nuit ou en horaires décalés se heurtent à des situations que le décompte standard ne couvre pas directement : vacation chevauchant minuit, gestion des pauses obligatoires ou impact du changement d’heure saisonnier.
Calculer une durée de travail chevauchant minuit
Pour vos vacations nocturnes, additionnez simplement les heures. Calculez les durées avant et après minuit. Par exemple, de 22h à 06h font 8 heures. Le calcul reste fluide malgré le changement de date.
Anticipez aussi le changement d’heure saisonnier. Le traitement de ce décalage horaire dépend du décompte réel du travail effectué, de l’organisation du service et des dispositions conventionnelles ou contractuelles applicables : vérifiez systématiquement vos accords de branche pour gérer ces situations correctement. Intégrez ces variations sur votre planning annuel.
Les heures appartiennent à la journée de début. C’est la règle comptable classique. Calculer heure de travail nocturne exige cette rigueur temporelle.
Déduction automatique des temps de pause réglementaires
La pause minimale de 20 minutes consécutives est obligatoire dès 6 heures de travail quotidien. C’est un droit pour la récupération physique.
Soustrayez ces temps du brut total. La pause n’est pas du travail effectif. Sauf si le salarié reste à disposition. Déduisez-les pour obtenir le net travaillé réel.
Distinguez les pauses rémunérées ou non. Certaines conventions sont plus généreuses. Consultez votre convention pour connaître le traitement exact de chaque type de pause.
Heures supplémentaires : méthodologie de calcul des majorations
Une fois le temps de travail total décompté, les heures excédant 35 heures hebdomadaires ouvrent droit à des majorations financières dont le montant dépend du seuil atteint.
Déterminer le seuil de déclenchement au-delà des 35 heures
Le déclenchement survient précisément dès la 36ème heure travaillée. On effectue ce décompte par semaine civile. C’est le point de départ légal pour calculer heure de travail en surplus.
Le régime 35h diffère du 39h structurel. Pour un contrat 39h, quatre heures sont déjà majorées. Cette distinction s’avère cruciale pour la rémunération finale. Un contrat intérim 35h garantit ce seuil.
Les jours fériés impactent le calcul. Ils peuvent réduire le seuil hebdomadaire. Les congés payés modifient aussi ce décompte spécifique.
Application des taux de majoration de 25% et 50%
Par défaut, les huit premières heures supplémentaires hebdomadaires bénéficient d’une majoration de 25 %, puis les heures suivantes d’une majoration de 50 %. Ces taux s’appliquent en l’absence de dispositions conventionnelles spécifiques.
Le repos compensateur constitue une alternative sérieuse. L’employeur peut remplacer le paiement par du temps. On y voit souvent un levier pour l’équilibre vie pro-perso des salariés.
Pourtant, des modalités sectorielles spécifiques existent parfois. Certaines conventions prévoient des taux à 10%. Consultez vos délégués du personnel pour valider vos droits réels.
Taux légal de 25% pour les heures de 36 à 43
Taux légal de 50% à partir de la 44ème heure
Possibilité de repos compensateur de remplacement
Maîtriser le calcul du temps de travail garantit la conformité légale des 151,67 heures mensuelles et l’exactitude des majorations de paie. Convertissez systématiquement vos minutes en centièmes et respectez le repos minimal de 11 heures pour sécuriser votre gestion RH. Un suivi structuré de ces règles réduit également les risques de contentieux prud’homal liés aux erreurs de décompte.
FAQ
Comment s’effectue le calcul précis des heures de travail sur une base quotidienne ?
Pour déterminer votre temps de travail effectif chaque jour, vous devez appliquer la formule mathématique suivante : Heure de fin – Heure de début – Temps de pause. Cette méthode rigoureuse permet d’isoler les périodes où vous êtes réellement à la disposition de votre employeur pour exécuter ses directives.
Dans le cas d’un horaire coupé, il convient d’additionner chaque séquence de travail distincte. Par exemple, une amplitude allant de 08h30 à 17h30 incluant une heure de pause méridienne correspondra à une durée nette de 8 heures travaillées.
Quelle est la méthode pour convertir des minutes en centièmes d’heure pour la paie ?
La gestion de la paie exige une conversion systématique du format sexagésimal (heures et minutes) vers le format décimal. Pour ce faire, vous devez diviser le nombre de minutes par 60 afin d’obtenir la valeur en centièmes. Une vigilance particulière est requise pour éviter l’erreur classique consistant à noter 7,30h pour 7h30, alors que la valeur réelle est de 7,50h.
À titre de repères rapides, sachez que 15 minutes équivalent à 0,25h, 30 minutes à 0,50h et 45 minutes à 0,75h. Cette précision garantit la conformité de votre rémunération brute lors de l’intégration dans les logiciels de gestion.
Comment sont calculées les majorations pour les heures supplémentaires au-delà de 35 heures ?
En l’absence de dispositions conventionnelles spécifiques, le cadre légal prévoit une majoration de 25 % pour les huit premières heures supplémentaires effectuées au cours d’une même semaine civile (de la 36e à la 43e heure). Pour toute heure accomplie à partir de la 44e heure, le taux de majoration est porté à 50 %.
Il est important de noter que ces heures peuvent faire l’objet d’un paiement majoré ou, selon les accords en vigueur dans votre entreprise, être substituées par un repos compensateur équivalent. Au-delà du contingent annuel, une contrepartie en repos devient légalement obligatoire.
Quelles sont les règles pour le calcul du temps de travail lors des passages à l’heure d’hiver ou d’été ?
Le changement d’heure impacte directement les salariés en service nocturne. Lors du passage à l’heure d’hiver, l’heure supplémentaire réellement effectuée doit donner lieu à une rémunération majorée ou à un repos compensateur. À l’inverse, lors du passage à l’heure d’été, l’heure non travaillée peut faire l’objet d’une retenue sur salaire, sauf dispositions plus favorables de votre convention collective.
Nous vous recommandons de vérifier systématiquement les accords de branche, car ces derniers définissent souvent des modalités spécifiques pour la gestion de ces vacations particulières afin de préserver l’équité salariale.
Quelles périodes sont exclues du décompte du temps de travail effectif ?
Par principe, le temps de trajet entre votre domicile et votre lieu de travail, ainsi que les temps de pause et de restauration, ne sont pas considérés comme du temps de travail effectif. La condition sine qua non est que vous puissiez vaquer librement à vos occupations personnelles sans être soumis aux directives de votre hiérarchie.
Toutefois, si vous restez à la disposition de l’employeur durant votre pause, celle-ci doit être réintégrée dans le calcul de votre temps de présence rémunéré. Les périodes d’astreinte suivent une logique similaire : seule la durée d’intervention réelle est comptabilisée comme travail effectif.